Pour les véhicules neufs, le SIV (et ses nouvelles plaques d’immatriculation) a été mis en place en France le 16 avril 2009.
Au-delà d’un changement dans la présentation des numéros, et de la question de l’affichage ou non d’une région choisie par le titulaire du certificat, questions largement débattues par les médias et nos députés, les changements sont profonds. Tout d’abord, soulignons que notre nouveau système n’est pas, a priori, comme cela avait été annoncé au début, le fruit d’une évolution européenne : les autres pays n’ont rien changé. C’est donc une démarche franco-française. Par ailleurs, si le fait de devoir changer à terme de système de numérotation n’est pas discutable, en raison de l’épuisement des combinaisons pour certains départements, l’urgence n’était pas avérée : il aurait été possible ce continuer plusieurs années encore avec l’ancien système. Les raisons du changement sont donc multiples, et pour certaines ailleurs. Voici les principales évolutions et conséquences connues à ce jour, 26 avril 2009. La saisie des données est effectuée par le concessionnaire vendeur, sous sa responsabilité, avec ses moyens. Les Préfectures n’interviennent plus. Les certificats d’immatriculation sont envoyés aux titulaires par La Poste, sur la base des informations saisies par les concessionnaires. Il s’agit clairement du transfert d’une mission publique au privé. C’est probablement l’une des motivations profondes de la réforme. L’autre est la suppression des numéros provisoires WW délivrés manuellement par les vendeurs de véhicules neufs, sur des carnets de dix souches, remplis à la main, ingérables informatiquement par les Préfectures. A l’époque des radars et répressions « automatiques », cela ne pouvait plus durer. Les conséquences diverses sont :